Ida
Glanzmann, conseillère nationale PDC/LU, membre de la CPS
"La Confédération et les cantons pourvoient à la
sécurité du pays et à la protection de la population dans les limites de leurs
compétences respectives", lit-on dans la Constitution fédérale suisse
(art. 57 cst.). Alors que les cantons veillent à la sécurité dans la vie
quotidienne, la Confédération dispose de l'instrument de l'armée pour empêcher
la guerre, maintenir la paix et assurer la défense nationale. A la demande des
cantons, l'armée peut également soutenir ces derniers lorsqu'ils doivent faire
face à une grave menace ou à d'autres situations extraordinaires (art. 58
cst.). La Confédération et les cantons se partagent donc le mandat de veiller à
la sécurité de notre pays et de sa population.
Alors que
les corps de police cantonaux et municipaux compétents ont la charge de la
sécurité des gens dans la vie quotidienne et "au sol", les forces
aériennes, en tant que partie de l'armée, assurent le contrôle et la protection
de notre espace aérien. Elles offrent ainsi un service de police à l'aviation
civile et garantissent en cas de crise un "toit solide" au-dessus de
nos têtes.
L'organisation,
la formation et l'équipement de l'armée sont l'affaire de la Confédération. Cette
dernière doit donc organiser, former et équiper son armée, ses troupes et ses
formations en fonction des besoins et des menaces définies par la politique de
sécurité. Elle considère toujours à cet effet l'armée comme un système global.
Pour remplir sa mission, l'armée a besoin de troupes possédant des équipements
modernes et efficaces et formées à s'en servir. Nous le devons aux membres de
notre armée qui effectuent leur service militaire obligatoire. Mais nous le
devons aussi au peuple qui veut une Suisse sûre et une armée crédible. Malgré
la réduction de ses effectifs, l'armée continuera donc d'acheter dans les
années à venir des armements pour moderniser son équipement et combler les
lacunes de celui-ci. Face aux menaces envisageables et aux efforts d'armement dans
le monde, il ne s'agit pas là d'un souhait, mais bien d'une obligation! Cette
votation porte sur l'acquisition de nouveaux avions de combat. La protection de
notre pays doit toujours être au cœur de ce débat.
Nous nous engageons
pour une armée à la hauteur des menaces actuelles, donc disposant des moyens
d'y répondre. L'armée doit être formée et équipée dans ce but. L'acquisition de
22 avions Gripen E est un élément de ce concept. Elle est la réponse logique
aux déficiences de sécurité existantes et s'aggravant, par ex. l'inaptitude des
F-5 Tiger au vol de nuit et dans des conditions météorologiques difficiles et
les problèmes d'endurance des forces aériennes. Pour assurer la livraison des
nouveaux avions polyvalents à partir de 2018, il faut agir dès à présent et
dire oui au projet de loi afin que la Suisse puisse commander ces éléments
indispensables à sa politique de sécurité.
Je veux une
armée crédible et capable d'assumer sa mission de veiller à la sécurité de
notre pays. Voilà pourquoi je m'engage pour l'acquisition de 22 avions Gripen E
et que je recommande de voter oui le 18 mai à la loi sur le fonds Gripen.
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